Françafrique: Macron ne veut rien lâcher.

Le président français Emmanuel Macron se déplacera du 25 au 28 juillet en Afrique

Les sujets comme le terrorisme et l’état de droit seront abordés lors de ce déplacement.

Ce sera sa première tournée en dehors de l’Europe  depuis sa réélection. 

Son trajet commencera d’abord par Yaoundé, la capitale du Cameroun, puis à Porto-Novo, capitale du Bénin, et enfin à Bissau, capitale de la Guinée-Bissau. 

Le président français veut à travers ce voyage réaffirmer son «engagement dans la démarche de renouvellement de la relation de la France avec le continent africain ». 

Or nous savons tous qu’il vient en Afrique pour réorienter, réorganiser son instrument d’asservissement et de soumission du continent africain qui est la françafrique. 

Car la crise qui oppose la France au Mali depuis l’arrivée du président Assimi Goïta au pouvoir dans ce pays de l’Afrique de l’ouest et l’attitude néocolonialiste du président français a provoqué l’indignation des peuples africains et maliens.

Le double langage du président français prompt à soutenir des coups d’états militaires au Tchad, au Burkina Faso, en Guinée, des pouvoirs dynastiques, autoritaires au Togo, au Gabon, des putschs constitutionnels et ses victimes au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Congo-Brazzaville, au Cameroun, mais qui se fait passer en  donneur leçon au Mali a choqué le continent africain. 

Cette attitude de la France a poussé à la mobilisation et à la solidarité des mouvements anti-impérialistes avec le peuple malien. 

Pour la jeunesse africaine, le président malien est devenu une figure emblématique dans le combat pour l’autodétermination des peuples africains. 

Emmanuel Macron vient donc sur le continent parce qu’il a dû réaliser que la France est en train de perdre ses intérêts traditionnels dans son pré carré africain au profit d’autres États. 

On peut citer la Chine, le Brésil, l’Inde, la Russie. Mais parfois au profit même d’autres États européens comme l’Allemagne, qui est aujourd’hui le premier exportateur européen vers l’Afrique. 

Alors c’est bien le retour aux anciennes méthodes malsaines. Pour Macron Paul Biya c’est ce qu’on fait de pire. Car, c’est un autocrate infréquentable mais il est bien obligé de le fréquenter. 

La France ne peut pas ignorer le Cameroun, il y va de l’intérêt de la France. 

Sa survie politique, économique avec une inflation record en  Europe due à la guerre en Ukraine en dépend. 

L’envie des peuples africains et tout comme les chefs d’Etats africains de se libérer de l’emprise spectrale de la puissance néocolonialiste française ne laisse pas la France indifférente.

Le président camerounais Paul Biya a envoyé par exemple, en plein conflit en Ukraine, son ministre de la Défense à Moscou signer un accord militaire de défense avec la Russie. Et cela avait fait réagir à Paris.

Le cas du président Biya, autocrate de carrière n’est plus un cas isolé sur le continent africain. 

L’heure est donc du côté de la France au renforcement à l’Élysée d’une politique africaine centrée prioritairement sur la défense des intérêts de la France sur le continent qui signifie le soutien aux dictateurs et à la fabrication de nouveaux laquais comme l’actuel président guinéen M Mamady Doumbouya. 

Sauf que les temps ont changé. 

La jeunesse consciente en Afrique et partout dans le monde ne croit plus au messianisme de la France sur le destin de l’Afrique. 

Pour cette jeunesse active, consciente, les anciens colonisateurs ne sont pas des puissances tutélaires éternelles dont l’opinion sur ce que nous sommes, ce que nous faisons et où nous allons est vitale.

La France doit comprendre qu’elle n’est pas chez elle sur le continent africain. 

Aissatou Cherif Balde 

Un commentaire

  1. Tout ceci est le résultat de la faillite de nos etats que nous n’allons continuer a imputer a la France uniquement, je veux dire entièrement sans en prendre aucune responsabilité. Le cas Guinéen d’aujourd’hui est éloquent. Imaginez seulement que ce sont des cadres guinéens ( Kouyate, Komara, …) qui ont passé toute leur carrière dans les organisations internationales a prévenir ou résoudre des conflits qui s’attellent aujourd’hui a installer le chaos aux consequences imprévisibles

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