Guinée: des morts en marge d’une manifestation interdite de l’opposition politique.

La manifestation du 17 août 22 lancée par le FNDC fait cas de trois jeunes enfants assassinés par les forces de l’ordre,  de plusieurs arrestations et de blessés graves.

Mais le hic est que il n’y a eu ni manifestation, ni morts dans le fief de l’UFR,  la formation politique de l’ancien premier ministre Sidya Touré. 

Et dans le fief du RPG-arc-en-ciel de l’ancien président Alpha Condé le constat reste le même. 

Pourtant,  à la veille de la manifestation de l’opposition politique,  les employés de Guinée-Games ont manifesté aussi.  

Mais le bilan de cette manifestation reste étonnamment différent de celui d’aujourd’hui. Il n’était pas macabre et les forces de l’ordre n’ont tué personne. 

Alors pourquoi ces mêmes forces de l’ordre capables de faire preuve de sérénité et de professionnalisme avec d’autres manifestants tuent banalement les enfants de l’axe, fief de la formation politique de l’opposant politique Cellou Dalein Diallo? 

C’est parce le gouvernement de transition guinéen est composé majoritairement que des impudents menteurs, des insensés, des fanatiques, des méchants imposteurs, des moqueurs, ou de fins et rusés politiques, qui ne se servent du nom et de l’autorité de Dieu que pour mieux jouer leur personnage, en trompant ainsi le peuple de Guinée. 

Ces gens agissent pour ne rien regretter. Et le discours du 5 septembre 21 du Colonel Mamady Doumbouya n’était qu’un faux-semblant. 

Il fallait bien que les masques soient retirés, les imposteurs démasqués, les abcès crevés, il fallait bien que cesse toute velléité du mieux, du magnifique, du meilleur, il fallait bien en finir avec les belles paroles, les bons sentiments, les rêves doucereux. 

Et il le fallait vraiment. Donc il faut tuer pour tuer et banaliser la vie des hommes,  jouer sur la carte du deux poids deux mesures, opposez et divisez. 

Ainsi pour une partie du peuple de Guinée, il faut bien, un jour, arracher à coups de dents sa place au sein de la société guinéenne.

À défaut vous périssez ou on se joue de vous.  

Les premières victimes de cette barbarie, de cette politique conçue juste pour dominer le jeu, en se jouant des guinéens et les événements, l’intérêt étant son but et l’intrigue son moyen sont les enfants de la commune urbaine de Conakry- Ratoma. 

Et cette situation dure depuis 2006. Or dans cette zone les enfants manquent de tout. Il ne s’y trouve ni centre de santé, ni école professionnelle, ni centre de loisirs. 

Politiciens, activistes de la société civile, organisations syndicales chacun se sert des enfants de cette zone pour des ambitions et intérêts personnels.

Une fois l’objectif atteint, comme c’est le cas aujourd’hui avec les politiciens tels que Ousmane Gaoual Diallo, Souleymane Tchiaguel, Aboubacar Bah, tous anciens membres de la formation politique UFDG, on les criminalise puisqu’on est déjà à la mangeoire. 

Ces actes constituent pourtant une violation des droits de l’enfant dans la mesure où ils affectent notamment le rythme et la présence des enfants à l’école et peuvent faire courir aux enfants des risques élevés. 

Et il existe d’ailleurs dans cette zone des graves incidents affectant ces enfants pendant les manifestations dont des blessures par balle, décès et incarcérations d’enfants. 

L’État guinéen, en bon artisan du chaos,de la violence profite de cette situation de détresse, de frustration des enfants pour les brimer et les oppresser davantage. 

On ne fait rien pour plaider pour l’instauration d’un environnement protecteur dans la commune de Ratoma qui contribuera à prévenir et à combattre la violence des forces de l’ordre afin d’assurer autant que faire se peut la survie et l’épanouissement des enfants, moyennant une tolérance zéro pour toutes les formes de violence à leur égard.

Pire encore, le peuple n’est plus apte à se représenter la complexité des situations pour refuser de servir d’escalier pour une telle élite politique égoïste, cynique, excepté pour quelques-uns à grande maturité intellectuelle. Et malheureusement ils sont une minorité, donc invisible. 

Pour inverser cette situation, rendre la Guinée gouvernable,  mettre fin à ces tueries insensées. 

Et réellement faire oublier aux parents des victimes les mots humiliants,  les douleurs logées dans leurs cœurs comme les projectiles qu’on n’a pas pu ou qu’on a négligé d’extraire aussitôt de la chair. 

Il faudra commencer par sévir contre les communicants au langage haineux, divisionniste qui font que ces douleurs s’enkystent pour beaucoup de parents des victimes, et risquent de former des tumeurs, des abcès où la haine peu à peu s’amasse.

Ces abcès de communicants à la solde du pouvoir ou des partis politiques répandent depuis des années le venin de la haine au sein de la société guinéenne. 

Il faut le percer pour éviter qu’il ne forme des tumeurs de la haine,  dont la fixation peut s’avérer très difficile. 

Aissatou Cherif Balde 

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