Coup d’État militaire en Guinée: Alpha Condé est parti mais le système qui l’a soutenu est loin d’être déconstruit.

Un régime politique est à priori défini par des textes (constitution, lois constitutionnelles) par contre le système politique est la façon dont ces textes sont interprétés et mis en œuvre par la classe politique.

En se référant alors à la distinction de ces deux termes politologiques, il faudra éviter de penser que maintenant que le régime d’Alpha Condé est déchu, le système politique qui l’a soutenu serait déconstruit. 

Car dans le contexte actuel, la majorité de ceux qui sont censés mettre en œuvre les textes de lois et gérer l’État sont issus du système mis en place depuis 1958 et qui a soutenu Alpha Condé pendant ces dix dernières années. 

Alpha Condé est certes tombé, mais ce système qui perdure depuis l’indépendance est encore là ainsi que les faucons qui se battent pour que tout change afin que rien ne change. 

Des faucons tels que Kassory Fofana, Papa Koly Kourouma, Kiridi Bangoura, Malick Sankon, Baidy Aribot, Bouréma Condé, Amadou Damaro Camara, Mamady Diane etc.. sans lesquels il n’y aurait jamais eu de troisième mandat, de tripatouillage constitutionnel, de coup d’État militaire avec leurs innombrables cadavres et victimes d’oppression; ne déplument pourtant pas. 

Nous parlons ici de petits groupes d’hommes et femmes égoïstes qui coupent à chaque occasion les ailes du peuple pour plumer leur nid. 

Ils passent leur temps à se demander comment plumer le peuple sans que celui-ci ne se débatte trop. 

Ce clan est donc depuis 62 ans incapable de comprendre qu’il ne peut pas être que des représentants d’une caste privilégiée, mais plutôt ceux du peuple.

Cherchez à comprendre que la source de l’ordre, c’est la justice et que le plus sûr garant de la tranquillité publique, c’est le bonheur des citoyens ne fait pas partie de leurs priorités. 

Cette paix qui empêche les conflits armés, les soulèvements populaires, les coups d’État militaires comme celui du 05.09. 21, le terrorisme, l’immigration clandestine ou climatique, ces longues convulsions capables de déchirer nos États, ils ne la cherchent pas. 

Le remède à toutes ces convulsions est pourtant si simple pour celui qui refuse d’être ce décérébré porte-voix d’un monde de plus en plus aliéné et injuste.

Il s’agit bien du combat des préjugés contre les principes, de l’égoïsme contre l’intérêt général; de l’orgueil et des passions des hommes puissants contre les droits et contre les besoins des faibles.

Mais en Guinée cette caste de zeroctates, kleptocrates privilégiés ne veut rien comprendre de tout cela. 

Ils s’activent encore aujourd’hui malgré leurs mains souillées du sang des innocents à faire peau neuve à changer d’étiquettes à base d’idées obscènes et croulantes. 

Quoi de plus normal pour eux, car nous parlons ici d’une caste de paria confortable où la médiocrité, la déficience intellectuelle et morale chérissent la règle. 

Reste à savoir si le président Mamady Doumbouya parviendra à garder le cap pour empêcher la reproduction de ce système monstrueux. 

Moi je le dénonce et le ferai tant que c’est nécessaire! Donc j’écrirais ! 

Car contre cette caste, ses restrictions et sa corporation, je ne peux faire une trêve. 

Je n’ai que faire d’un point de chute pour que je me taise. 

Car c’est lorsqu’on a tort, que l’on se taise. 

 Ai-je tort d’écrire ? 

« Les portes de l’avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser ». 

Aïssatou Chérif Baldé. 

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