Adeptes de la dictature du sabre ou du poignard en Guinée: En démocratie c’est chacun son choix politique.

L’ancien premier ministre Mr Sydia Touré a coupé court aujourd’hui sur la radio Espace FM en disant ceci: « je ne suis candidat à rien du tout ». Et cette sortie fait suite à son appel au dialogue pour dit-il aller de l’avant.

Une position sensée être normale dans un pays qui se veut normal aussi. Car en démocratie chacun est libre de ses choix, de ses convictions. Et c’est ce choix qui détermine les conséquences, personne ne peut donc échapper aux conséquences de ses choix. 

En s’y référant, la prise de position politique de Mr Sydia Touré et tant d’autres dans ce pays ne doit pas faire l’objet de fausses interprétations poussant même certains à transformer leurs critiques en dénigrement systématique.

Et de nos jours, cette méthode semble être la règle au sein de la communauté politique guinéenne. 

Pourtant, la politique dans le cadre démocratique repose certes sur le principe de l’intérêt général, mais chaque membre de la communauté politique va chercher à peser dans la délibération en défendant un point de vue. Cela peut se faire publiquement ou lors d’un vote.

Lorsque l’on veut ériger la société guinéenne en une société démocratique avec le respect des choix, des opinions, des convictions des autres, il faut alors accepter qu’en politique chacun est libre de défendre ses propres intérêts, chacun des électeurs sa conviction, chacun son choix et chacun pèse de son poids. 

Refuser d’accepter cela, c’est faire usage de la dictature du poignard qui est différente de celle d’en haut qui ressemble plutôt à celle du sabre. Car la dictature du sabre à l’image du régime guinéen a une forme et structure ainsi facile à cerner et digne d’être combattue.

Tandis que la dictature d’en bas à l’image de certains militants extrémistes des partis politiques en Guinée qui n’ont de soucis que d’imposer aux guinéens, leur pensée unique et  leur chef  despotique, est absurde, pas sereine et pure.

Ils cherchent à soumettre tout guinéen à une dictature d’une fausse majorité régnante ou encore à des mesures humaines arbitraires, qui lorsqu’on ne fait pas attention ne nous fera que violence. 

Et c’est grâce à de tels adeptes très nombreux dans le parti de l’actuel président guinéen Mr. Alpha Condé que son pouvoir est devenu d’une part despotique. Il en est de même pour beaucoup d’adeptes des autres partis politiques de l’opposition en Guinée. 

À l’évidence, ces deux formes de dictatures différentes, mais compatibles s’activent aujourd’hui à faire triompher la dictature partout au sein de la société guinéenne et pour étouffer lentement et progressivement toute idée émancipatrice et démocratique qui n’obéit pas à leurs règles et à leurs visions de la politique guinéenne. Et ces deux groupes menacent pourtant l’enracinement de la démocratie en Guinée. 

Car dans l’une ou l’autre tout est fait pour que rien ne change, pour que les dirigeants ne changent pas. Et cela justifie la haine, la violence pour en sortir. 

Donc il faut faire évoluer les mentalités dans les partis politiques pour faire respecter les valeurs et règles de la démocratie qui se base sur les principes suivants: “le respect de l’autre, la diversité des opinions, l’interdiction de la violence, la suppression de la haine, le divisionisme “.

Tous ceux qui se taisent sur ces sujets, doivent savoir que leur silence fait d’eux les complices, aujourd’hui et pour demain, de l’affaiblissement de  l’État guinéen, de la remise en cause permanente des acquis démocratiques et  surtout de l’affaiblissement du tissu social.

La critique constructive et prudente est un levier du progrès et «prenons garde que notre esprit critique ne se transforme en esprit de dénigrement systématique » 

#Aissatou Chérif Baldé. 

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