GUINÉE : ALIOU BAH OFFICIELLEMENT LIBÉRÉ, JOUIRA-T-IL PLEINEMENT DE SES DROITS?

Après près de vingt-deux mois de détention et 45 jours consacrés à sa réinsertion sociale, Aliou Bah, président du parti MODEL, a officiellement recouvré sa liberté ce vendredi 6 novembre 2026. Il fait partie des 520 détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle accordée par le chef de la junte, Mamadi Doumbouya. Mais au-delà de cette libération, une interrogation demeure : pourra-t-il désormais jouir pleinement de ses droits et de ses libertés sans être inquiété ?

En Guinée, 520 détenus ayant bénéficié de la grâce présidentielle ont officiellement recouvré la liberté ce vendredi 6 novembre 2026, au terme de 45 jours de réinsertion sociale.

Parmi eux figure Aliou Bah, président du parti MODEL. Le responsable politique avait été incarcéré il y a près de deux ans pour des faits présumés d’offense au chef de la junte, Mamadi Doumbouya.

Sa libération, intervenue dans le cadre d’une mesure de grâce présidentielle, marque ainsi la fin d’une détention de près de vingt-deux mois, vécue comme une longue épreuve et dénoncée comme une injustice par ses soutiens.

Cette libération intervient dans un contexte national particulièrement préoccupant, marqué par des restrictions des libertés individuelles, le musellement des voix critiques, des disparitions forcées et une insécurité devenue une source majeure d’inquiétude.

Une liberté retrouvée, mais pour combien de temps ?

Au-delà de sa libération officielle, une question demeure : Aliou Bah pourra-t-il désormais jouir pleinement de ses droits et de ses libertés sans craindre d’être à nouveau arrêté et placé derrière les barreaux ?

Car en Guinée, être opposant au pouvoir est synonyme d’emprisonnement ou de disparition forcée. Une libération ne suffit donc pas toujours à dissiper les inquiétudes. Et dans un environnement où les libertés restent fragilisées, où les voix critiques peuvent se retrouver confrontées à des restrictions, le risque d’une incarcération, d’une disparition forcée demeure une préoccupation pour tous ceux qui s’opposent au régime militaire.

Aliou Bah est donc libre, du moins officiellement. Reste à savoir si cette liberté sera durable et s’il pourra exercer ses droits et poursuivre ses activités politiques sans être inquiété.

Car nous sommes dans un pays où tout est permis, y compris ce qui est pourtant interdit. 

AFRICAN PANORAMA
La rédaction

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