Bénin : Mandat d’arrêt international contre émis contre Kemi Seba (Par Aissatou Cherif).

Selon les informations relayées par la presse beninoise La presse beninoise, la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a délivré deux mandats d’arrêt internationaux visant Kemi Seba et Sabi_Sira_Korogoné pour dit-elle « apologie de crime contre la sûreté de l’État, incitation à la haine, à la violence et à la rébellion ». 

Le président Patrice Talon, qui vient d’échapper à une tentative de Coup d’État militaire et cela grâce à l’intervention de l’armée française et nigériane prouve à travers cette décision qu’il reste déterminé à faire taire toutes les voix dissidentes de son pays. 

Cette situation est plus qu’une aubaine pour le président Talon, car elle lui permet de faire taire à jamais Kemi Seba dont la voix fait trembler la mafia françafricaine depuis des années. 

L’empire françafricain ne doit pas mourir ! 

Et à travers cette tentative coup d’État militaire au Bénin, la France nous prouve qu’elle est désormais prête à intervenir partout où ses intérêts économiques et politiques seront menacés. Car pour la France de Macron, ces anciennes colonies doivent forcément appartenir à son pré-carré françafrique. Elles doivent rester une partie intégrante de l’empire françafricain. 

Dans cette guerre qu’elle mène contre les peuples africains opposés à son ingérence et à son empire françafricain, elle peut compter sur l’organisation ouest-africaine, la Cédéao qui est depuis longtemps devenue son antichambre. 

L’État français avec l’avale de la Cédéao nous fait comprendre que désormais tout coup d’État militaire opéré sans son avale va nécessiter son intervention militaire. C’est pourquoi il n’est pas intervenu en Guinée, en Guinée-Bissau, au Tchad, au Gabon. Mais il est intervenu au Bénin et voulait intervenir au Niger, au Mali, au Burkina-Faso.

Dans cette zone les populations africaines ont disparu 

Pourtant, dans cette zone, les populations africaines ont disparu. Leurs intérêts, projets, rêves, les spécificités de chaque pays, les aspirations des jeunesses de cette zone, il n’en est plus question. La françafrique plane sur elle comme une malédiction. 

Il n’est en réalité un secret pour personne que les raisons de l’engagement de la France dans les crises africaines sont purement et simplement d’ordre économique et politique. 

Pourtant, personne n’ignore qu’en dehors des faux chefs d’États africains dévots, les opposants, les journalistes à la solde de l’impérialisme mélanophobe français, des fausses ONG bref une fausse élite, satrapique se trouvent des enjeux véritables de cet intérêt de la France pour l’Afrique. Il suffit de jeter un regard sur ces exemples illustratifs comme le cas du Togo, du Gabon, du Cameroun, de la République Centrafricaine, de la Côte d’ivoire, du Congo-Brazzaville, du Tchad, de la Guinée, du Bénin… pour le comprendre. Car la France soutient ouvertement dans ces pays des dictateurs, des corrupteurs et corrompus qui sont responsables du retard de ces pays et de la souffrance de leur peuple. 

La France, à l’instar  de toutes les anciennes puissances coloniales, vu l’avancée menaçante de la Chine et de la Russie (pour elles)  n’a jamais eu autant besoin de renforcer sa présence en Afrique sous prétexte d’instaurer des régimes fondés sur la démocratie. Elle y arrive  au prix de l’ingérence, de la subversion et de la guerre.

Ces exemples démontrent aussi à quel prix la France sur l’alibi démocratique continue à piller ces pays et tout en leur privant des transitions démocratiques consolidées et irréversibles. 

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