L’ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, Dr Mohamed Lamine Bangoura, a été condamné à sept ans d’emprisonnement et à deux milliards de francs guinéens d’amende par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), ce mercredi 21 octobre 2026. Reconnu coupable de plusieurs infractions économiques et financières, il est également frappé d’une peine d’inéligibilité de cinq ans et voit plusieurs de ses biens confisqués au profit de l’État guinéen.
La chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict ce mercredi 21 octobre 2026 dans l’affaire impliquant l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Dr Mohamed Lamine Bangoura.
Poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, faux et usage de faux, l’ancien haut responsable a été reconnu coupable des quatre premières infractions. Il a toutefois été relaxé des faits de faux et usage de faux.
Outre sa peine de sept ans d’emprisonnement et une amende de deux milliards de francs guinéens, la Cour a prononcé une inéligibilité de cinq ans à son encontre.
Plusieurs biens immobiliers et fonciers confisqués
La juridiction a également ordonné la confiscation de plusieurs biens appartenant à Mohamed Lamine Bangoura au profit de l’État guinéen. Les biens concernés comprennent deux villas situées à Lambanyi, un immeuble à Dakar, une plantation, une maison à Dubréka ainsi qu’une villa à Wonkifong.
Dans la même affaire, ses co-prévenus, Amadou Diallo et Sidiki Sylla, ont été condamnés chacun à dix ans d’emprisonnement et à une amende de cinq milliards de francs guinéens. Absents lors du procès, ils font l’objet de mandats d’arrêt.
Quant à Rouguiatou Barry, la Cour a déclaré l’action publique éteinte à son encontre en raison de son décès.
41 milliards de francs guinéens à verser à l’État
Sur le volet civil, l’État guinéen, constitué partie civile, a obtenu gain de cause. Les prévenus ont été solidairement condamnés à lui verser 41 milliards de francs guinéens en réparation de l’ensemble des préjudices.
Les débats dans cette affaire avaient pris fin le 10 juin dernier, à l’issue des plaidoiries. À cette occasion, le ministère public avait requis dix ans d’emprisonnement et une amende de 50 milliards de francs guinéens contre Mohamed Lamine Bangoura.
Le dossier portait notamment sur un montant de 20 milliards de francs guinéens. Tout au long de la procédure, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, également enseignant, a contesté les faits qui lui étaient reprochés.
Pour rappel, Mohamed Lamine Bangoura est détenu depuis le 15 décembre 2022.
Source : Mosaiqueguinee
