France:Pengo Bossio Wangi, le visage de l’attaque terroriste raciste à Trappes. 

Jeune espoir français du MMA, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, s’entraînait trois fois par semaine à l’ATCH Academy d’Aubervilliers et rêvait de devenir professionnel. Il a été mortellement touché par plusieurs balles à Trappes, hier vendredi, lors d’une attaque terroriste raciste, dont l’auteur présumé aurait déclaré vouloir tuer des personnes d’origine étrangère. Un drame qui interroge aussi le climat raciste et islamophobe en France tout comme d’ailleurs en Europe et la responsabilité des médias dans la banalisation des discours de haine.

Pengo Bossio Wangi avait 26 ans. Passionné de MMA, il était membre de l’ATCH Academy d’Aubervilliers, où il s’entraînait trois fois par semaine. Comme beaucoup de jeunes sportifs, il poursuivait un objectif : devenir professionnel et faire de sa passion un métier. Sa trajectoire a brutalement pris fin vendredi, à Trappes.

Ce jour-là, le jeune homme a croisé la route de Kevin, présenté comme l’auteur de l’attaque terroriste et raciste. Selon les informations rapportées par les médias, le maire de la ville et confirmé par le président Macron, celui-ci aurait déclaré lors de son interpellation vouloir « tuer des personnes d’origine étrangère ». Pengo Bossio Wangi a été mortellement touché par plusieurs balles.

Derrière les faits, il y a un visage, un parcours et un avenir qui sont éteints à cause du racisme. Celui d’un jeune homme qui avait des ambitions, et consacrait du temps à son sport et espérait atteindre le plus haut niveau. Son histoire ne peut être réduite à une ligne dans un bilan de victimes.

Son visage doit être vu et son histoire racontée. Notamment par les médias et les éditorialistes qui, à longueur d’antenne et de tribunes, relaient des propos stigmatisants, racistes et islamophobes. La répétition de ces discours dans l’espace public européen, français, allemand etc… contribue à banaliser des hostilités, la haine envers certaines populations et à désigner des boucs émissaires.

Les médias traditionnels portent, à ce titre, une responsabilité dans la manière dont le débat public se construit. En accordant régulièrement une tribune à des discours qui attisent les tensions et alimentent les divisions, ils participent à un climat dans lequel le racisme et l’islamophobie peuvent être banalisés. La responsabilité des médias Mainstreams européens et français mérite d’être engagée, car les conséquences de la haine ne peuvent être dissociées du contexte dans lequel elle s’exprime.

La mort de Pengo Bossio Wangi rappelle brutalement que derrière les discours, les polémiques et les affrontements idéologiques, il y a des vies humaines. La banalisation du racisme, la désignation répétée de boucs émissaires et la diffusion de propos racistes et islamophobes fragilisent la cohésion nationale, divisent le pays et nourrissent un climat de tension permanent.

Raconter son histoire, montrer son visage et rappeler les circonstances de sa mort, c’est aussi refuser que sa disparition soit reléguée au second plan. Le faire c’est élever la voix contre les discours racistes, negrophobes, islamophobes devenus une norme dans la société française et la place que leur accordent ceux qui façonnent le débat public, notamment les médias Mainstreams français et européens devenus la porte-voix de l’extrême droite. 

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