Par Aïssatou Chérif Baldé
Entre restrictions des libertés, crise économique persistante et dérives politiques, la Guinée semble s’enliser dans une dynamique préoccupante. Le constat dressé met en lumière un État fragilisé, où les espoirs de transition s’effacent au profit d’un climat d’incertitude croissante.
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Tous les ingrédients sont désormais réunis pour empêcher que la Guinée ne revienne sur la trajectoire qu’il semble inexorablement emprunter.
Violence, incendie inhabituel des installations électriques, cherté de la vie, corruption, blanchiment d’argent, retrait des agréments des groupes de médias privés et restrictions des réseaux sociaux, censure, arrestations, assassinats et enl d’opposants, de militaires, restrictions des libertés individuelles, pillages des ressources minières, enterrement de la transition politique, mise en place d’un gouvernement de figuration, l’incertitude qui gagne le terrain marquent désormais la vie des Guinéens.
Et l’on se pose la question de savoir : à quoi sert d’être le premier d’un tel État qui rapetisse ses citoyens ?
Car Mamady Doumbouya, n’a pour ambition que d’être le premier dans un État miséreux, incapable d’élever la condition humaine de son peuple, d’assurer par ses moyens puissants le développement harmonieux de sa population, de créer un environnement réellement propice au développement dans lequel il peut évoluer.
Les bavures et déviations de la junte militaire le prouvent.
L’État guinéen est plus que jamais miné par les maux économiques et sociaux tels que le manque d’eau, d’électricité, d’éducation, de santé ; avec des tas d’ordures qui tuent les citoyens guinéens.
Des maux dont notre société est affligée et qui sont encore aujourd’hui trop réels.
En quatre ans de règne, la junte militaire inculte et arrogante a tout sacrifié. Nous sommes dans une république où rien n’aboutit, un État qui rapetisse ses citoyens pour en faire des instruments dociles, qui refuse le droit au développement à son peuple, qui encourage l’intolérance au savoir, pour ainsi célébrer les médiocres et faire en sorte que les richesses du pays ne profitent pas à tous, en favorisant la naissance d’une société qui ne se repose pas sur des valeurs communes de solidarité, de justice sociale et de respect des droits de l’homme.
Son glissement vers l’autoritarisme, sur fond de confiscation du pouvoir avec le soutien d’une partie du peuple transformé en flatteurs, des sages, des imposteurs et imams qui n’ont de foi qu’en l’argent ne fait plus aucun doute qu’avec ce pouvoir, le pays ne reviendra pas de sitôt sur la trajectoire.
Mais « de la même manière que la flamme d’une bougie brille de sa lumière la plus vive avant de s’éteindre », nous voulons croire que nous assistons aux derniers soubresauts d’une période historique qui se meurt, celle d’une Guinée piétinée par ses enfants.
Et tant que cette fin n’est pas annoncée, nous y croyons.

La situation actuelle en Guinée est profondément préoccupante. Entre les restrictions des libertés, les difficultés économiques et le climat d’incertitude, il est difficile pour les citoyens de se projeter sereinement dans l’avenir.
Je tiens à exprimer mon soutien à Mme Aïssatou Chérif Baldé pour son courage et sa prise de parole. Dans un contexte aussi sensible, il faut une grande détermination pour dénoncer ce qui ne va pas et défendre les droits du peuple.
J’espère sincèrement que la Guinée pourra retrouver une trajectoire plus juste, fondée sur la justice, la liberté et le respect des citoyens.