Sénégal : une réforme du code électoral ouvre la voie à une candidature d’Ousmane Sonko en 2029.

Adopté à une large majorité par l’Assemblée nationale, de mardi 28 avril 2026, le texte porté par le Pastef suscite de vives critiques de l’opposition, qui y voit une loi taillée sur mesure pour le Premier ministre.


L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce mardi 28 avril, une réforme du code électoral ouvrant la voie à une éventuelle candidature du Premier ministre Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2029.

Leader du Pastef et figure majeure de l’opposition à l’ex-président Macky Sall, Ousmane Sonko avait été empêché de participer au scrutin de février 2024. En cause : une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques. Il avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye, actuel chef de l’État, comme candidat pour le ramplacer.

Le texte de réforme, adopté en séance plénière à une large majorité, a été porté par le Pastef, formation politique de M. Sonko qui dispose d’une large majorité au sein de l’hémicycle. 

 « La réforme modifie les articles L.29 et L.30 du code électoral, qui encadraient jusqu’ici les conditions d’inéligibilité. Le nouvel article L.29 restreint désormais les cas d’exclusion des listes électorales aux condamnations pour crimes ou pour certaines infractions graves, tandis que l’article L.30, jugé trop large, a été supprimé. Cette révision allège de facto les obstacles juridiques qui empêchaient jusque-là Ousmane Sonko de briguer la magistrature suprême».

Dans un communiqué, la coalition d’opposition FDR a vivement critiqué cette initiative, dénonçant « une loi taillée à la mesure d’un seul homme ».

Une chose est certaine, cette réforme du code électoral portée par le parti au pouvoir, relance le débat sur l’éligibilité de l’ancien opposant et actuel Premier ministre Ousmane Sonko.

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