Guinée:Bah Oury exige la transmission immédiate des contrats publics conclus depuis le 5 septembre 2021.

Le Premier ministre guinéen, Bah Oury, a instruit l’ensemble des ministères, services et organismes placés sous tutelle de transmettre sans délai les contrats publics engagés depuis le 5 septembre 2021. 

Cette opération, jugée prioritaire, s’inscrit dans le cadre d’une directive émanant du président de la République, le général Mamadi Doumbouya.

Dans une correspondance officielle classée prioritaire, le Premier ministre Bah Oury a demandé à tous les départements ministériels de procéder à la transmission immédiate de l’ensemble des contrats publics conclus depuis le 5 septembre 2021.

La directive concerne également les services administratifs et les organismes relevant de la tutelle de l’État. Selon les instructions, les dossiers doivent être classés par année et accompagnés de l’ensemble des annexes ainsi que des éventuels avenants liés aux contrats concernés.

Les administrations visées sont tenues de faire parvenir ces documents au Secrétariat particulier du Premier ministre au plus tard le 17 août 2026.

Cette démarche fait suite à une instruction du président de la République, le général Mamadi Doumbouya. À ce stade, les autorités n’ont pas précisé les objectifs détaillés ni les suites qui seront données à cette opération de collecte et d’examen des contrats publics.

Une initiative qui relance le débat sur la gouvernance publique

L’annonce de cette mesure suscite déjà de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et des milieux administratifs. Plusieurs observateurs y voient un signal de fermeté de l’exécutif en matière de gestion des ressources publiques et de suivi des engagements contractuels de l’État.

Pour certains analystes, cette initiative pourrait s’inscrire dans une dynamique de renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence dans l’administration publique. D’autres estiment qu’elle pourrait permettre aux autorités d’obtenir une vision plus exhaustive des engagements financiers et contractuels pris depuis le changement de pouvoir intervenu le 5 septembre 2021.

Si les intentions officielles n’ont pas encore été détaillées, cette démarche intervient dans un contexte où les questions de gouvernance, de reddition des comptes et d’efficacité de la dépense publique occupent une place importante dans le débat national.

Les prochains développements permettront de déterminer si cette opération se limitera à un exercice de centralisation des informations ou si elle ouvrira la voie à des audits, des évaluations administratives ou d’éventuelles mesures correctives.

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