Une nouvelle vague d’expulsion des Guinéens est prévue ce 29 janvier 2026 à partir de l’Allemagne (Par Aissatou Cherif).

Depuis bientôt quatre ans, le régime militaire piloté par Mamadi Doumbouya met tout en œuvre pour être des bons élèves d’un ordre mondial dominant. 

Ceci dit, le souci majeur du régime militaire guinéen est de respecter le profil rigide de l’immigration allemande en expulsant massivement les 5600 Guinéens tout en violant dans beaucoup de cas le droit de ces personnes déboutées dans leur procédure de demande d’asile. 

C’est pourquoi après la dernière vague d’expulsion des Guinéens en décembre 2025, elle va se poursuivre encore cette année: Déjà ce 29 janvier et le 09 février 2026, des Guinéens seront encore déportés à partir de l’aéroport de Stuttgart vers Conakry. 

Car le ministre des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, Morisandan Kouyaté, artisan de ces déportations, le Premier ministre Amadou Oury Bah, le chef de l’Etat Mamadi Doumbouya soutiennent sans gêne la politique de criminalisation de l’immigration par le gouvernement fédéral allemand. 

Et ils continuent d’envoyer une délégation de déportation en Allemagne dans le seul but de procéder à l’identification des Guinéens pour fin de déportation. 

Fidèle donc à sa politique de criminalisation des compatriotes Guinéens en Allemagne, la délégation guinéenne de rapatriement qui a quitté l’Allemagne le mois de décembre 2025, revient à Berlin ce mois de février avec pour objectif identifier les 5900 Guinéens déboutés dans leur procédure de demande d’asile pour faciliter leur déportation rapide. 

Depuis, il règne la psychose au sein de la communauté guinéenne de l’Allemagne,car la police part chercher les jeunes dans les camps de réfugiés sans préavis pour les conduire en prison où ils doivent rester jusqu’à ce qu’ils soient expulsés. 

Pour rappel, la délégation de rapatriement du gouvernement guinéen composée des cadres du ministère des Affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, du ministère de la protection civile et de la sécurité, le service consulaire de l’ambassade de Guinée à Berlin  moyennant de l’argent émet des titres de voyages pour expulser les jeunes guinéens déboutés dans leur procédure de demande d’asile qui pour la plupart font des formations, travaillent, souffrent de graves maladies ou ont des enfants mineurs en Allemagne. 

Ces déportations très critiquées par l’opposition en Allemagne, les organisations de défense des droits des immigrés telles que Guinée-Solidaire-Organisation.e.V, Pro-Asyl sont rendues possibles à cause d’un accord existant entre les deux États et qui reste valable jusqu’en 2029. 

Or cet accord n’insiste pas sur la nécessité de retours sûrs, dignes et basés sur les droits, prenant en compte les situations individuelles. Et il viole surtout les droits des personnes concernées, car les expulsions organisées actuellement par ces deux pays ne procèdent pas à la vérification pour un retour sûr et digne prenant en compte la vulnérabilité des migrants renvoyés et aggrave plutôt leur situation ou viole leurs droits fondamentaux (droit à la vie, sécurité, dignité). 

Mais malgré tout le gouvernement fédéral allemand en connivence avec la junte militaire guinéenne est déterminé à diaboliser les immigrés guinéens ayant fui le manque de perspectives en Guinée imposée par l’État guinéen. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *