Depuis 67 ans ce pays n’a connu qu’un système mortifère piloté par des présidents despotes, qui tuent et asphyxient le peuple. C’est un pays où tout change pour que rien ne change. Au loin et à bien analyser la situation actuelle, on a l’impression que cette danse macabre que les tenants du pouvoir offrent à un peuple meurtri va encore continuer longtemps.
Mais le ressort de ce système est en train de s’user lentement mais sûrement.
C’est pourquoi les déguerpissements annoncés par le pouvoir militaire qui se veut démocratique aux yeux de la communauté internationale ne doivent pas surprendre. Ce faux-semblant doit donc continuer.
Après le putsch civil du 28 décembre 2025, tout se maintient en même temps
Cependant, derrière les apparences fastueuses, futiles, se devinent facilement les barrières sociales, les inégalités persistantes, la barbarie et les tensions politiques.
Dans cet univers macabre, seuls les formateurs d’idioties, les faussaires, les menteurs, les extrémistes politiques et religieux, les politiciens opportunistes aux ambitions démesurées qui ne reculent devant rien pour gravir les échelons, peuvent être sous la lumière et surtout peuvent servir de modèles.
Alors, difficile dans une telle situation de penser au futur ou d’aider un tel peuple à voir, parfois inconsciemment, ce qui se cache derrière les réalités pour lui permettre ainsi de mieux appréhender cet univers qui leur a été imposé par une fausse élite oligarchique et surtout de penser au futur.
Cette élite kleptocrate avec son système politique mafieux, clientéliste, présente à tous les niveaux de la sphère politique, travaille tous ensemble contre le peuple de Guinée pour imposer à tous les niveaux sa domination.
Elle veut au fait contrôler les guinéens avec leurs pensées uniques.
Partout où qu’elle soit, elle veut que les Guinéens qui connaissent la vérité se taisent à jamais, pour être d’office complice de leur mensonge, faux espoirs et combat, leur démagogie, leur barbarisme et despotisme, leur fourberie et tromperie.
L’objectif est de faire de chaque Guinéen leur obligé
L’objectif consiste donc à faire de chaque guinéen qui ne pensent pas comme eux, leur obligé, leur subalterne.
Or, cette élite à l’image de Mamadi Doumbouya ment, trahi le peuple. Elle ne fait rien d’autre que formater l’idiotie du peuple, l’asservir, l’abrutir, l’opposer et le diviser.
Mamadi Doumbouya, le clan autour de lui sont aujourd’hui plus préoccupés à se faire comprendre par les puissances colonisatrices et par les multinationales étrangères.
Ils ne veulent pas être compris par le peuple de Guinée et c’est pourquoi ils font usage de la répression arbitraire, du profilage politique, de la répression politique pour continuer à assujettir les guinéens et se pérenniser au pouvoir sans aucun résultat positif.
Tout est mis en place pour que rien ne change
Le renouveau politique annoncé par le putschiste Mamadi Doumbouya donne désormais la possibilité à tous ceux qui sont sans moralité,intégrité, c’est-à-dire ceux qui ont cette capacité de nuisance ou encore de destruction, de gouverner ensemble ce pays.
Tous les maux qui rongent notre pays depuis des lustres risquent donc de s’aggraver puisque les « dominants » que sont les pouvoirs politiques, financiers et médiatiques, semblent n’avoir plus aucune entrave pour exploiter au maximum les « dominés » et faire taire les plus récalcitrants.
Mais bientôt, ceux-là même qui ont organisé, sciemment, l’enterrement de l’alternance démocratique en Guinée, se verront menacés par le monstre qu’ils ont créé.
Mais peut-être que c’est cela aussi le changement. Ces opérations de matraquage auront peut être de moins en moins d’effet sur les guinéens mais surtout sur les supporters du » putschiste Mamadi Doumbouya ».
Car le ressort est en train de s’user lentement mais sûrement.
Ce système mortifère mis en place va imploser
Ce système mortifère mis en place depuis quatre ans va bientôt imploser.
La répression politique de plus en plus excessive, les enlèvements récurrents, la censure des médias, le saignement financier de l’Etat, l’état de santé instable du putschiste Mamadi Doumbouya qui ne fait plus confiance à son entourage et préfère par peur de subir le même sort que son bienfaiteur Alpha Condé qui l’appelait affectueusement «mon fils», se cramponner au pouvoir , le déguerpissement arbitraire en cours sont des signes qui ne trompent pas.
Alors, il faut continuer le combat en faisant triompher la vérité pour que les voix qui refusent le politiquement correct, le parti unique dissimulé sous une pseudo-modernité et la propagande qui va avec deviennent plus nombreuses.
Car une fois la fièvre de « du putsch civil du 28 décembre 2025 » retombée, les pleins pouvoirs entre les mains de Mamadi Doumbouya, celles de ses sbires et des politiciens has-been qui nous ont mené dans le mur, agglutinés comme des mouches autour du vainqueur annoncé, se rendront compte qu’ils ne pourront continuer, en conscience, à approuver une politique menée au pas de charge à coup d’ordonnances et de matraquage. Ainsi le changement de régisseur dans ce jeu de théâtre s’imposera.
Même si on voit bien que les classes dominantes du pays et leurs représentants à la tête de l’État guinéen font tout leur possible pour geler toute velléité de tirer les enseignements de la panne économique, politique consécutive au régime autoritaire imposé pour endiguer le despotisme.
Guinée: Intronisation d’un chef de la junte mal élu ou le changement dans la continuité (Aissatou Cherif Baldé-Diallo).
- Edito. Si je vous disais que le système mortifère de Mamadi Doumbouya implosera (Par Aissatou Cherif Baldé-Diallo).
- Le Sénégal est champion d’Afrique.
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