Guinée: Intronisation d’un chef de la junte mal élu ou le changement dans la continuité (Aissatou Cherif Baldé-Diallo). 

Le nouveau président mal élu Mamadi Doumbouya, a tel un monarque, récidivé en ce samedi 17 janvier 2026 en prêtant lors de son Intronisation un autre serment qu’il ne va jamais respecter. 

Sur fond d’un discours bis repetita, creux, et d’une mégalomanie chronique, il décide donc de s’éterniser au pouvoir après une mascarade électorale et comme témoin des présidents africains pour la plupart mals élus et dévots d’un ordre mondial dominant, une Cédéao obsolète et syndicat des despotes françafricains. 

Ainsi fidèle à son tempérament autocratique, il décide de demeurer une déception programmée de l’histoire récente de la Guinée, un vendeur d’illusions.

Mais Mamadi Doumbouya ne pouvait pas faire autre chose que de décevoir. 

Car il est avant tout un monarque au tempérament autocratique dépourvu de tout humanisme et de tout attachement au peuple de Guinée. 

Alors quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, il demeure une déception programmée, un chef des pouvoirs invisibles, obscurs du genre « sociétés minières mafieuses, loges maçonniques déviantes, services secrets incontrôlés qui protègent une subversion de l’État avec une élite criminelle contre laquelle ils sont censés pourtant lutter ».

Cette Intronisation n’est rien d’autre qu’un changement dans la continuité, dans un pays où tout change pour que rien ne change. Or le changement dans la continuité signifie demander à un chauffeur de bus de conduire tout droit sans tourner à gauche. 

Ils continueront donc de défigurer la démocratie, de cracher sur tous les systèmes politiques, puisqu’ils ne nous donneront ni une dictature progressiste, ni une transition politique apaisée et consolidée. 

Ce clan auquel appartient Mamadi Doumbouya a toujours  trahi le peuple, car il manque d’honneurs et de vertus. 

Les ambitions personnelles l’emportent sur le souci d’édifier un État stable, démocratique, progressiste, juste et dans la continuité pour répondre aux besoins de la population.

En attendant le réveil, applaudissons l’intronisation d’un putschiste mal élu et le surplus de misère, les coups d’État militaires à répétition, la défiguration de la démocratie, le pouvoir des pires et la naissance d’une populace en Guinée. 

Sous le régime du CNRD, la Guinée continuera d’être le triomphe des bandits de grands chemins. Ils continueront à sortir de partout. Et on ne s’étonnera plus qu’il y en ait autant et qu’on ne les remarque pas plus que d’habitude. 

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