Après la capture du président venezulien Nicolas Maduro par le président Trump et sa menace de s’emparer de l’île de Groenland appartenant pourtant au Danemark, il a signé le 7 janvier 2026 un décret présidentiel pour que les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales, dont 31 entités liées aux Nations unies (ONU).
Cela inclut notamment des organismes liés au climat, au développement, aux droits humains et à l’égalité des genres.
Pour le gouvernement américain cette décision est nécessaire car ces organisations « ne servent plus les intérêts nationaux américains».
Parmi ces organismes internationaux touchés par cette décision figure la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio.
Il faut noter que c’est dans le cadre de la CNUCC qu’a notamment été signé l’accord de Paris de 2015, dont Donald Trump a claqué la porte une deuxième fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an.
Déjà c’est lors de son premier mandat, qu’il il avait également quitté l’accord de Paris, mais pas la CNUCC, permettant aux États-Unis de continuer à participer aux conférences annuelles sur le climat.
Selon un communiqué publié par le département d’État américain, « L’administration Trump a jugé que ces institutions étaient redondantes dans leur champ d’action, mal gérées, inutiles, coûteuses, mal administrées, menées par les intérêts d’acteurs poursuivant leurs propres objectifs contraires aux nôtres, ou constituant une menace pour la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation ».
Il avait déjà suspendu son soutien à des agences comme l’Organisation mondiale de la santé, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
Une décision qui fait couler beaucoup d’encre et ne laisse pas les organismes internationaux concernés indifférents.
Une chose est certaine, l’administration Trump est en train d’imposer une approche de la coopération internationale qui ne doit fonctionner que selon ses conditions.
