Guinée: Le putschiste Mamadi Doumbouya confirmé a la tête du pays par une Cour suprême aux ordres (Par Aissatou Cherif Baldé-Diallo). 

Le putschiste et président de la transition en Guinée, vient d’être plébiscité à la tête de l’État guinéen par une Cour Suprême aux ordres. 

Selon les résultats définitifs, il a remporté  86,72 % des voix à l’élection présidentielle organisée le dimanche 28 décembre 2025, soit plus de quatre ans après son coup d’État de septembre 2021. 

Face à un tel résultat qui a tout l’air d’un plébiscite, ses adversaires n’avaient aucune chance. 

Et d’ailleurs ses adversaires principaux que sont Yéro Baldé et Dr Faya Millimono n’ont même pas obtenu chacun 5,0% des intentions de vote pour ce scrutin marquant l’enterrement de la transition démocratique, après une transition politique trompe l’œil.

Une décision d’une Cour Suprême attendue 

Outre mesure, la Cour Suprême connue pour son manque d’indépendance, qui ne rend donc que des décisions conformes aux attentes du pouvoir exécutif plutôt que de garantir l’indépendance de la justice et le respect de la loi ne pouvait rien faire d’autre que de confirmer ce braquage électoral. 

Car nous faisons face à des magistrats qui manquent gravement d’équité, agissant par intérêt personnel ou partialité, et non pour la justice, privant les vulnérables de leurs droits depuis 1958. 

Or elle est en temps réel censée assurer l’unité de la jurisprudence. Mais  elle a depuis sa mise en place fait le choix de se soumettre au pouvoir, ce qui remet en question son rôle de gardienne de l’État de droit et de la sacralité de la Constitution dans un État miséreux caractérisé par la violence et la terreur. 

Une confirmation d’une élection et un discours tenu sur fond de manque de sérénité totale 

Quelques heures après sa confirmation de sa sélection du 28 Décembre 2025 lui permettant de rester encore sept ans à la tête de l’Etat guinéen, et après une élection et constitution taillées sur mesure excluant – les ténors de l’opposition en exil, dans un contexte de forte restriction des libertés –, voire même de terreur, le putschiste Doumbouya légitime son pouvoir facho-éthnique sans partage sur la Guinée, qu’il dirige d’une main de fer depuis son coup d’État en septembre 2021 ayant renversé le président civil Alpha Condé- il tient un discours incohérent qui a tout l’air d’un pré-enregistrement. 

Car une chose est certaine, la santé de l’homme du 05 septembre 2021 Mamadi Doumbouya n’est pas au beau fixe.. Il a été contraint par son protocole de regagner Conakry après les rumeurs sur une éventuelle prétendue renversement de situation en Guinée et sur son état de santé. 

Il aurait donc regagné Conakry vers 17h00 afin de rassurer la grande muette pour noyer donc toute tentative de déstabilisation de son pouvoir. 

Un pouvoir absurde gravement influencé par les médias sociaux

Qu’à cela ne tienne, sous l’influence et la pression des médias sociaux, Mamadi Doumbouya a appelé les Guinéens dans son discours à bâtir une Guinée de souveraineté politique et économique. « J’appelle solennellement toutes les filles et tous les fils de notre nation, d’ici et de la diaspora, à se rassembler pour bâtir ensemble une Guinée nouvelle, une Guinée de paix, de justice et de prospérité partagée, et de souveraineté politique et économique pleinement assumée”. a-t-il laissé entendre dans son discours. 

Ce pouvoir manque d’orientation politique et ces décisions restent très impactées par les médias sociaux.. Un fait qui est indéniable de nos jours. Ceux-ci redéfinissent carrément les règles du jeu politique en donnant à la junte du fil à retordre. 

Le pouvoir de Mamadi Doumbouya crée la désinformation et la manipulation de l’opinion publique et réagit à chacune des informations et voire désinformations des influenceurs. Et ceux-ci commencent à prendre une part importante en politique dans le pays. 

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