Le monde s’est réveillé en ce samedi 03 janvier 2026 avec la nouvelle selon laquelle le président américain Donald Trump a annoncé une frappe militaire à grande échelle contre le Venezuela et son dirigeant démocratiquement élu, le président Nicolas Maduro, qui a été capturé avec son épouse et expulsé du pays.
Sous prétexte d’une lutte contre le narcotrafic, les États-Unis sous Trump renouent avec leurs habitudes impériales les plus inquiétantes et les plus détestables.
Les puissances néocolonialistes, leurs institutions telles que l’Union européenne, L’Otan ont approuvé la violation grave du droit international au Venezuela.
Comme pour nous dire qu’en bon adeptes d’une justice à géométrie variable, d’une indignation sélective, la déclaration universelle des droits de l’homme existant depuis plusieurs décennies n’est valable que pour eux les « civilisés » qui évitent la guerre chez eux et se serrent les coudes dans la mise au pas des « barbare».
Désormais ce monde est transformé en une jungle et c’est la loi du plus fort qui y règne.
Pour l’entité otanienne, la démocratie dans le Sud-Global et plus particulièrement en Afrique ainsi que le vote ne servent qu’au renouvellement du personnel local du système-monde.
Les électeurs locaux en deviennent, à leur propre insu, des clients de la politique spectacle et les victimes des rapports marchands qui lui sont sous-jacents.
Les sujets qui peuvent écorcher les oreilles du G8, de l’UE, de L’ONU, de l’Union africaine, tels que le pillage des matières premières de l’Afrique, en Amérique du Sud, le diktat des grandes puissances, la dette extérieure, les réformes néolibérales sont soigneusement écartés du débat électoral quand débat il y a.
Une agression d’ordre économique
Il n’est en réalité un secret pour personne que les raisons de la violation de la souveraineté du Venezuela par les États-Unis sont purement et simplement d’ordre économique et politique.
Car le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole au monde. Mais ces réserves sont à cause de l’embargo américain largement sous-exploitées.
À l’allure où vont les choses, avec Donald Trump et ses alliés, les pays qui regorgent de matières premières indispensables pour leur survie et qui ne disposent pas d’armes nucléaires ne seront plus en paix.
Car leur compréhension de la démocratie, des droits de l’homme depuis des milliers d’années se défini par la colonisation, s’emparer des ressources minières et énergétiques des pays du Sud, enlever des présidents comme Maduro, tuer d’autres comme Kadhafi, en violant la souveraineté des peuples pour les asservir qui selon eux n’ont pas droit au développement.
Avec eux la paix du monde entier est en cause.
Réaction de l’Afrique du Sud
L’Afrique du Sud condamne les frappes américaines sur Caracas La diplomatie sud-africaine a exprimé sa « grave inquiétude » face aux récentes actions des États-Unis, qui ont annoncé « une frappe militaire à grande échelle contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui a été capturé avec son épouse et expulsé du pays ». « L’Afrique du Sud considère ces actions comme une violation manifeste de la Charte des Nations Unies, qui exige que tous les États membres s’abstiennent de recourir à la menace ou au recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Un tel recours à la force « porte atteinte à la stabilité de l’ordre international et au principe de l’égalité entre les nations ».
Elle a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour examiner cette question.
Réactions mondiales à l’agression américaine contre le Venezuela
La Russie, Cuba, la Colombie, la Biélorussie, le Brésil et le Chili ont condamné les actions américaines. Minsk a rappelé la déclaration de Loukachenko selon laquelle les États-Unis créeraient un « deuxième Vietnam » au Venezuela.
En France, des manifestants ont mis le feu à un drapeau des États-Unis sur la Place de la République à Paris lors du rassemblement contre l’intervention militaire américaine au Venezuela.
L’ONU quant à elle, n’a pas encore réagi.
« Le ministre européen des Affaires étrangères Kallas a appelé les États-Unis à faire preuve de retenue, notant toutefois que l’UE ne considère pas Maduro comme un président légitime.
L’intervention des États-Unis d’Amérique au Venezuela ouvre une nouvelle phase dramatique de l’Histoire de notre monde ».
Quant à Jean Luc Mélenchon, le leader de la France-insoumise, il déclaré ce qui suit:
« Le droit international est la seule garantie de la paix. Il ne faut en accepter aucune dérogation. Il n’y a que des mauvaises invasions, au Venezuela comme en Ukraine et à Gaza.
Il est dommage de voir que la France ne s’exprime pas. Le Président de la République française a délégué son ministre des Affaires étrangères. Il a tenu des propos confus qui ne désignent ni les responsables, ni les coupables et ne disent pas qu’il faut soutenir.
Que notre pays s’abaisse devant l’empire est inacceptable. Il faut exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro et de son épouse au Venezuela.
Les Français ne doivent pas croire que tout ceci ne les concerne pas directement. Dans ses dernières déclarations, M. Trump considère être maître des Amériques, du Nord comme du Sud, et de l’Europe.
J’affirme notre pleine et entière solidarité avec le peuple vénézuélien et avec son gouvernement légal. De même qu’avec tous ceux qui sont aujourd’hui menacés par M. Trump : les gouvernements du Mexique, de la Colombie et du Brésil. J’invite les dirigeants de chaque pays à bien réfléchir aux menaces que M. Trump a déjà fait sur les uns et sur les autres, y compris sur la France » a-t-il laissé entendre.
