Les habitants de Sonfonia, une localité située dans la banlieue de Conakry ont vécu une nuit violente ce samedi 27 décembre 2025. Ils ont en effet assisté à des altercations violentes entre les forces spéciales et un groupe armé.
Les populations témoins de ces scènes surréalistes font état de blessés graves et de morts après plusieurs heures d’échanges de tirs à Sonfonia.
Selon nos sources bien introduites dans les couloirs du pouvoir militaire, ces échanges de tirs ont débuté vers 4 heures du matin et se sont poursuivis jusqu’à 8 heures du matin opposant ainsi un groupe armé identifié par le service de renseignements.
Toujours selon nos ressources, ce groupe armé piloté par un colonel de l’armée guinéenne qui a résisté avec ses éléments à l’intervention des forces spéciales a été arrêté et quatres de ses éléments ont perdu la vie lors de ces violentes altercations.
Ce qui expliquait donc les tirs d’armes automatiques et de fortes détonations qui ont été entendus, provoquant la panique au sein de la population. Les vidéos amateurs des habitants de ce quartier populaire relayées sur les réseaux sociaux témoignent le caractère violent de cet incident grave digne d’un pays ingouvernable.
Mais il a fallu attendre plusieurs heures pour que le Commandement opérationnel de Sécurité intérieure PCO–SI fasse un communiqué pour confirmer cette information et expliquer à l’opinion publique les motifs de cette intervention.
Il explique dans sa déclaration que c’est sur la base de renseignements fiables que les services de sécurité ont mené une intervention ciblée dans une concession de la banlieue de Conakry, où un groupe armé était présent et était animé par des intentions subversives menaçant la sécurité nationale.
Le communiqué n’a pour autant pas fait mention des pertes en vie humaine et de l’attestation d’un colonel de l’armée cerceau dudit groupe armé, accusé d’être proche de l’ancien président Alpha Condé.
Il faut surtout noter qu’avant de se rendre à Sonfonia, les services de sécurité avaient d’abord ciblé un domicile à Enta-Fassa sans succès.
Ceci dit, sur les quelques potentiels cibles composés de groupes armés présents à Conakry, seulement celui de Sonfonia a pu être neutralisé pour l’heure.
Les autres se sont selon nos sources volatilisés dans la capitale guinéenne.
Les autorités tentent certes de rassurer les populations, mais ces événements confirment que le pouvoir militaire guinéen ne contrôle rien pour l’heure.
C’est ce qui explique aussi le renforcement de la sécurité présidentielle, les purges au sein de l’armée, le retour de militaires envoyés à la retraite, son recul paranoïaque et son absence avérée à la campagne électorale. Il y règne un manque de sérénité totale du côté du camp de la démesure et du despotisme.
Une situation inédite qui intervient au lendemain du scrutin présidentiel prévu ce 28 décembre 2025 dont l’objectif n’est rien d’autre que de confisquer le pouvoir et torpiller la transition enclenchée le 05 septembre 2021, qui devrait être parachevé par la tenue des élections générales libres, inclusives et transparentes sans la la candidature du chef de la junte militaire Mamady Doumbouya au pouvoir depuis quatre ans.
En tout état de cause, ça sent mauvais au palais Sekoutoureya, on y vit des situations délicates au sein du palais présidentiel.

