Le racisme n’est rien d’autre qu’une théorie fallacieuse, sans fondement scientifique. Pourtant, en Europe comme aux États-Unis, les idéologies racistes, xénophobes et islamophobes connaissent une progression inquiétante, portée par des partis et des dirigeants politiques qui assument désormais leurs discours sans complexe, souvent avec la complaisance de certains médias, y compris publics.
En Allemagne, le parti d’extrême droite dirigé par Alice Weidel (AfD), en France celui de Marine Le Pen (RN), et les républicains aux États-Unis avec le président Donald Trump, ont en commun une ligne politique moins axée sur les projets sociaux, économiques ou écologiques. Leur principal sujet demeure la désignation de boucs émissaires, la stigmatisation des minorités et la remise en cause des libertés fondamentales au nom d’une idéologie raciste, réductrice.
Le racisme ordinaire et décomplexé : du terrain politique au quotidien
Cette banalisation du racisme ne se limite pas aux discours politiques. Elle s’exprime aussi dans les stades, dans la rue, dans les écoles. Le football, miroir de nos sociétés, en offre une illustration frappante.
Lors d’un match récent au Portugal, Vinícius Júnior, international brésilien évoluant au Real Madrid, a été la cible de propos racistes lors d’une rencontre face au Benfica. Plus grave encore, certains commentateurs et médias ont tenté d’inverser les responsabilités, reprochant au joueur… d’avoir célébré un but. Comme si la joie devenait un crime lorsqu’elle est noire.
Ces faits, loin d’être isolés, traduisent une normalisation alarmante des violences verbales et physique racistes au cœur de sociétés européennes qu’on croyait immunisées par leur histoire.
Une amnésie historique dangereuse
Ce regain de l’extrême droite en Europe et en Amérique du Nord est d’autant plus préoccupant que ces sociétés ont été marquées au XXᵉ siècle par les crimes du nazisme, du fascisme et par les atrocités coloniales. L’impérialisme, la traite négrière et la colonisation ont laissé derrière eux des millions de morts, des sociétés déstructurées et des mémoires encore blessées.
Pourtant, lors de la 62ᵉ Conférence de Munich sur la sécurité (février 2026), des propos tenus par le secrétaire d’État américain Marco Rubio appelant implicitement à une nouvelle forme de recolonisation ont choqué par leur brutalité idéologique. Car la colonisation n’a jamais été un projet civilisateur : elle fut synonyme de pillage, d’asservissement, de crimes contre l’humanité.
La race : une fiction politique, pas une réalité scientifique
Le racisme repose sur une idée centrale : l’existence de races humaines hiérarchisées. Or, cette idée est démentie depuis longtemps par la science. Des études génétiques publiées dans la revue Science démontrent que la diversité génétique humaine est continue et partagée. Il n’existe pas de « race africaine », pas plus que de race blanche ou noire. Les variants génétiques liés à la couleur de la peau sont présents sur tous les continents, et nombre d’entre eux sont apparus en Afrique.
Dès 1953, la philosophe et politologue Hannah Arendt dénonçait déjà, dans son analyse des systèmes totalitaires, les théories raciales comme des constructions idéologiques destinées à justifier la domination et la violence. Des intellectuels africains majeurs, comme Cheikh Anta Diop, ont également démonté méthodiquement ces mythes pseudo-scientifiques.
La « race » n’existe pas en science. Elle n’existe que dans l’imaginaire politique de ceux qui cherchent à légitimer leur pouvoir, leur privilège ou leur peur du déclin.
Un combat pour la dignité et l’émancipation
Face à cette réalité, la peur ne doit pas être une option. Pour les Africains et les Afro-descendants, la réponse ne peut être ni la résignation ni l’illusion. Elle passe par la réappropriation de notre histoire, par le refus de l’aliénation culturelle, et par un travail collectif pour l’émancipation économique, sociale et politique du continent africain et de sa diaspora.
Cela implique aussi un regard lucide sur certaines élites africaines, complices de systèmes de domination, qui préfèrent la division, l’exclusion et la manipulation identitaire à la construction de projets collectifs inclusifs. Sans conscience citoyenne, sans éducation politique, aucune société ne peut se libérer durablement.
Le racisme prospère sur l’ignorance, l’amnésie et l’injustice. Le combattre, c’est défendre la dignité humaine, l’égalité réelle et la vérité scientifique. C’est un combat global, mais aussi une responsabilité historique pour les peuples africains et leur diaspora : celle de bâtir un avenir affranchi des mythes de la supériorité et des chaînes de la domination.

Le racisme est un combat de tous les jours. Car il sont très nombreux qui considèrent qu’être Noir est une malédiction,or personne n’est responsable de son état physique.
Malheureusement,aujourd’hui notre est perverti par des femmes et jeunes hommes qui se depigmentent,histoire d’attirer ce qui ne viendra jamais.
Je partage pleinement votre analyse et votre engagement. Votre prise de position est à la fois courageuse, lucide et profondément nécessaire dans un contexte où le racisme continue de se nourrir de l’ignorance et des mythes. Défendre la dignité humaine, rappeler la vérité scientifique et historique, et lutter pour l’égalité réelle sont des combats essentiels. Votre voix contribue à éveiller les consciences et à ouvrir la voie vers une société plus juste, fondée sur le respect, la justice et l’humanité commune.