Guinée : après la disparition du commandant Aboubacar Diakité, l’heure est à la récompense des fidèles serviteurs( Par Aissatou Cherif Baldé-Diallo).

Mamadi Doumbouya, fidèle à lui-même, élève ce samedi 28 mars 2026 en grade tous ceux qui aujourd’hui l’aident à enraciner son pouvoir despotique. Et il est tellement obsédé par ses ambitions machiavéliques qu’il ne remarque même pas que le ciel politique est obscurci par les inquiétudes qui planent sur le pays depuis la disparition de Aboubacar Toumba Diakité, qui a ému les Guinéens et le reste de l’Afrique.

On constate que Mamady Doumbouya souffre de la maladie du pouvoir, qui se manifeste par un excès de confiance en soi, de l’arrogance et un mépris pour les limites ou les conseils des autres.

L’attitude despotique de Mamadi Doumbouya, la banalisation des crimes, le déni de justice à des fins de confiscation du pouvoir, le mensonge d’État érigé en norme et repris par le ministre de la Justice sélective Ibrahima Sory II Toukara, le manque de volonté politique de la junte militaire à décrisper la situation sociopolitique, ainsi que des politiques publiques inefficaces sur fond de changement cosmétique, démontrent que le tortionnaire de Conakry a perdu le contact avec la réalité.

On rame encore beaucoup : des imposteurs, des usurpateurs, animés d’une soif de pouvoir inextinguible, et des individus qui veulent être en avant à tout prix. Une situation qui illustre l’état de déliquescence et de décrépitude dans lequel se trouve la junte militaire.

Entouré de personnes comme Balla Samoura, Ousmane Gaoual Diallo, Amara Camara, Sidiki Camara, Ibrahim Sory II Tounkara — qui lui disent ce qu’il veut entendre — Mamady Doumbouya, aux côtés d’Algassimou Diallo, Boubacar Yacine Diallo et Aboubacar Sidiki Camara, ne se préoccupe plus des conséquences inhumaines de ses décisions irrationnelles.

À travers les sorties pleines d’ambiguïté de son ministre porte-parole, Ousmane Gaoual Diallo, véritable « Jacques a dit » de la République, on constate qu’aucun fil conducteur n’est établi entre les institutions dirigeantes du pays.

La Guinée est tout simplement gérée par des individus souffrant de la maladie du pouvoir, ayant perdu toute orientation et toute connexion à la réalité.

À l’évidence, les nouveaux tortionnaires de Conakry ont compris que leur méthode est meilleure que celle de leurs prédécesseurs. C’est pourquoi ils agissent de manière atypique, en infligeant de petits coups bien dosés et répétés aux militaires, aux activistes de la société civile et aux opposants politiques.

Car cette méthode fait plus de mal et détruit davantage que la cruauté virulente et expéditive.

Les liens de confiance entre le pouvoir et les principaux acteurs politiques et sociaux sont plus que jamais au point mort.

C’est pourquoi le régime réagit par des nominations et des élévations fantaisistes et désespérantes, dans l’attente d’un réveil.

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